Le « Contrat Sociétal d’Avenir » : une démarche collective pour assurer l’avenir de la filière


Le « Contrat Sociétal d’Avenir » : une démarche collective pour assurer l’avenir de la filière française des œufs

Consciente des enjeux qui pèsent sur la production d’œufs de poules en cages aménagées, l’interprofession des œufs a engagé depuis 2014 une réflexion prospective sur l’avenir à court et moyen termes de la production et sur les moyens à mettre en œuvre pour répondre à l’évolution de la consommation. C’est dans ce cadre que  L’interprofession française des œufs (CNPO) a fait le choix de s’orienter vers une démarche proactive en lançant en 2016 le Contrat Sociétal d’Avenir en collaboration avec l’ensemble des partenaires de la filière.

L’objectif principal de ce contrat est d’adapter les modes d’élevage aux attentes sociétales, en se fixant notamment pour objectif d’atteindre 50 % de poules pondeuses en élevages alternatifs d’ici 2022, tout en préservant le potentiel de production de la filière.

Passer de 32 % à 50 % de poules en systèmes alternatifs est ambitieux et coûteux. Il représente des investissements de près 500 millions d’euros. Cette nouvelle étape arrive seulement 5 ans après la mise aux normes européennes qui a déjà couté 1 milliard d’euros à la filière.

Les professionnels au travail pour assurer la transition

Le « Contrat Sociétal d’Avenir » est une démarche collective qui résulte d’un long travail débuté en 2014. Il s’agit de répondre à la montée en puissance des attentes sociétales, entraînant notamment une demande croissante en œufs issus d’élevages alternatifs (bio, plein air dont Label Rouge, sol). Dans son Contrat Sociétal d’Avenir, la filière a donc décidé de donner un coup d’accélérateur à ces productions alternatives, déjà passées de 6,3 % de l’effectif total de poules pondeuses en 1996 à 32 % en 2015.

L’initiative des professionnels, encouragée et soutenue par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, prépare les bases nécessaires à la pérennité de la filière et de l’ensemble des acteurs du secteur des œufs, depuis l’accouvage jusqu’à la distribution en passant par les éleveurs, les centres d’emballage, etc.

500 millions d’euros d’investissements sur 5 ans

La France, n°1 de la production en Europe, élève aujourd’hui 68 % de ses poules pondeuses en cages aménagées (32 millions) et 32 % (15 millions) en systèmes alternatifs (sol, plein air, bio). Il s’agit donc de modifier le système d’élevage de 10 millions de poules en systèmes alternatifs d’ici 2022, à raison de 2 millions de poules par an à partir de 2017, pour préserver le potentiel de production de la filière. 500 millions d’euros seront au total nécessaires pour remplir l’objectif, soit 100 millions d’euros par an.

De nouvelles mesures complémentaires en faveur du bien-être animal

Les professionnels des œufs en France et dans l’Union européenne répondent déjà à une règlementation sur le bien-être animal la plus stricte au monde. Au-delà des aspects réglementaires, la filière française va toujours plus loin pour assurer le bien-être des poules. Dans le cadre du Contrat Sociétal d’Avenir, elle s’engage notamment dans des travaux de recherches visant à poursuivre la réduction de l’utilisation des antibiotiques, faire évoluer les techniques d’épointage, etc. La filière met également en place de nouveaux outils afin de faciliter la mesure du bien-être animal. Une application mobile à destination des éleveurs sera ainsi développée pour effectuer des mesures strictes de différents critères liés au bien-être des poules pondeuses en élevages. Elle sera accompagnée d’un catalogue répertoriant des pistes d’amélioration relatives aux différents critères évalués.

La Charte « Pondus en France » renforcée

La qualité sanitaire fait également partie des volets abordés par la filière dans son Contrat Sociétal d’Avenir. Le CNPO a notamment pour ambition de renforcer la Charte « Pondus en France » en soumettant ses signataires à l’obligation de se conformer à la Charte Sanitaire. Le développement durable fait aussi partie des priorités de la filière et la Charte « Pondus en France » va engager ses signataires à assurer une alimentation durable et de qualité aux poules pondeuses par le biais de la démarche Duralim et de la certification Oqualim.

Un avenir projeté en concertation avec les associations de consommateurs et de défense animale

À l’écoute du marché, l’Interprofession s’engage à travailler en concertation avec des associations de consommateurs, des ONG engagées pour le bien-être animal et la distribution, afin d’apporter des pistes de réflexion pour les élevages de demain.

 

1 poule pondeuse sur 2 en élevages alternatifs d’ici 2022 : l’initiative des professionnels français soutenue par les consommateurs

Le Contrat Sociétal d’Avenir : une initiative approuvée par 94 % des consommateurs

94 % des Français approuvent l’initiative du Contrat Sociétal d’Avenir prise par les professionnels français de l’œuf, visant à atteindre 50% de poules pondeuses en élevages alternatifs (plein air, bio, Label Rouge) d’ici 2022 en maintenant le potentiel de production de la filière.

Les Français conscients des besoins de temps et de financements nécessaires aux éleveurs pour s’adapter 

Bien conscients des difficultés liées à la transition des élevages en cages aménagées vers les élevages alternatifs, 79 % des Français estiment nécessaire pour les éleveurs de demander un délai aux enseignes de la grande distribution afin de s’adapter. Ils sont également 79% à trouver normal que les éleveurs demandent une aide financière aux distributeurs pour réaliser les investissements nécessaires à cette transition.

 

Les Français prêts à payer plus cher pour accompagner la transition

87 % des Français sont eux-mêmes prêts à payer 10 centimes d’euro de plus par boîte de 6 œufs pour accompagner la filière dans la transition vers les élevages alternatifs.

74 % des consommateurs se disent également prêts à payer plus cher pour des œufs issus d’élevages alternatifs.

 

Les Français attachés à l’origine française des œufs

L’origine France des œufs importante pour 85 % des consommateurs

L’origine française des œufs fait partie des critères de choix majeurs des consommateurs.  85 % disent en effet y attacher de l’importance.

Les œufs français : synonymes de qualité et de citoyenneté

Pour plus de 8 Français sur 10, l’origine française des œufs permet de garantir leur qualité et leur fraîcheur. Pour 94 % des Français, les œufs pondus en France permettent également de contribuer à la préservation des élevages en France et pour 93 % de participer au maintien du « Made in France ».

Près de 9 Français sur 10 favorables à la commercialisation unique d’œufs d’origine française

L’origine française des œufs est déterminante pour les Français. 89 % d’entre eux seraient même favorables à ce que les magasins ne proposent que des œufs français dans leurs rayons.

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